Bonjour visiteur, vous pouvez vous connecter ou vous enregistrer

Mon Panier
Aucun article dans le panier
 

Recherche

Entrez un mot-clé


 

La dernière critique



Recueil d'une belle communion avec la nature, écriture cristalline comme la première aube de l'humanité, « Je vous écris de mes lointains » de Jean-Pierre Boulic nous emmène dans un superbe voyage de la Parole, par le biais d'une prose admirable.
De ces aubes écrites surgissent des visages (Jean Vuaillat, René-Guy Cadou, Gilles Baudry...) avant que la Vie ne s'invente en petites touches minimalistes : un vieux port, les docks, la rue...
Magnifique !
Nathalie Lescop-Boeswillwald
A genoux, Bretagne ! ou l’arnaque des Benêts Rouges
DrougRu Youen

Youen DrougRu n'avait jamais écrit de pamphlet. Il s'agit évidemment d'un pseudonyme, car l'auteur ne fait nullement confiance à ces caïds, qui distillent une petite terreur douce dans certaines communes rurales du littoral, ornées de généreuses algues vertes.

Des responsables d'entreprises qui licencient, des leaders d'une agriculture dépassée et polluante, mais incapables de reconnaître leurs erreurs, qui misent sur le désarroi qu'ils ont eux-mêmes provoqué pour masquer le désastre économique qu'ils ont déclenché en Bretagne. L'auteur de ce « coup de gueule » ne supporte plus qu'on exploite ainsi le désespoir des plus modestes, qui se précipitent dans le filet tendu, comme des moutons de Panurge.

Année de parution : 2013

 


Format: 12x21
Nombre de pages: 32 pages
ISBN: 978-2-84418-282-1

3.90 EUR
disponibilité : Sous 0 jours
Quantité :
Ajouter au panier
Avis des internautes
1 avis
Si les circonstances s'y prêtaient, nous choisirions d'en rire, mais, décidément, cette désolante promenade quimpéroise ne pouvait tromper personne : rien d'une Révolution, tout au plus le morne théâtre de la Soumission.
Ne venez pas prétendre que vous vous êtes soulevés, vous vous êtes prosternés devant vos maîtres, ceux-là même qui vous bafouent depuis des décennies. Vous avez mis genou à terre, soumis au bon vouloir de vos patrons sans scrupule.
Pendant tant d'années vous leur avez picoré dans la main pour des salaires de misère, parmi les plus bas de l'Hexagone, démontrait un quotidien régional, il y a seulement quelques jours ; malgré tantôt le paternalisme, tantôt la morgue , toujours la suffisance affichée pour empocher les subventions phénoménales consenties par l'Europe, parfois la Région, sinon l'État français, sans le moindre souci de moderniser l'outil de production, d'organiser les filières, de tisser des complémentarités.
Ils se sont toujours comportés envers vous comme des Seigneurs féodaux, assurés que vous étiez, que vous êtes encore taillables et corvéables à merci.
Vous avez accepté, en les suivant à Kemper, tels les bêlant moutons de Panurge, de n'être que leurs Serfs.


Nous étions devant l'écran, des milliers, des dizaines, des centaines de milliers, persuadés, tout comme vous, qu'il y a urgence à défendre les emplois en Bretagne, et combien de fois ne sommes-nous descendus dans les rues - peut-être en compagnie de quelques-uns d'entre vous - pour crier notre révolte, exiger le respect, le développement de l'emploi, des salaires décents...Mais jamais nous ne nous sommes fourvoyés dans une telle mascarade, qui vous conduit à vous laisser happer dans le sillage tracé par ceux qui vous ont virés, ou s'apprêtent à le faire ; qui ont si mal géré vos entreprises, et qui, incapables d'admettre leur médiocrité, leur imprévoyance, leur absence de vision, ont l'audace d'exploiter, cette fois encore, ce qui vous reste, votre désarroi, votre désespérance face à l'avenir.


Vous vous êtes précipités dans le piège ! Leur piège !
à défaut de s'être révélés des gestionnaires sérieux, compétents, habités par une vision d'avenir, et le bien commun, ces patrons de l'agriculture, de l'agro-alimentaire, des transports, et d'autres secteurs, font preuve d'un vrai talent à passer l'éponge destinée à effacer leurs compromissions aux sombres années de la Droite, qu'ils ont tant cajolée. Avez-vous souvenir de leurs protestations quand Borloo, Kosciusko-Morizet, Fillon faisaient voter la loi instituant l'écotaxe ? D'autant qu'on allait la rabattre de 50% pour les patrons bretons. Pour un peu ils auraient béni les généreux gabelous.
Ceux qui vous mentent aujourd'hui, vous manipulent en ayant le génie, malgré tout, d'expliquer qu'on vous vire par la faute d'une taxe qui n'a pas encore vu le jour ; ceux-là, pharisiens de notre temps, devront sous peu rendre des comptes et renoncer, un jour prochain, à leurs manoirs et châteaux ; nous ne les lâcherons pas !


Je vous le dis, encore une fois, nous vous regardions ce samedi-là, effarés par l'étendue désolante de votre naïveté, de votre candeur, de votre aveuglement, je n'ose écrire de « votre bêtise »...


Ressaisissez-vous bon sang ! Etes-vous déjà à ce point désorientés, laminés par l'inquiétude du lendemain, que vous avez perdu toute perception de la réalité ? Que vous soyez ainsi empressés pour vous rendre au bal des hypocrites, invités par ceux-là même, qui, après vous avoir méprisés, pressurés, exploités, se servent de vous comme autant d'écrans-remparts à leurs turpitudes ?


Quelques chiffres ont fleuri : vous étiez 15 000, 20 000, peut-être 30 000 au dire des bonimenteurs qui vous mènent au bord du gouffre. Nous aurions pu être 40, 50 000, 100 000 à Kemper, à Rennes, à Saint-Brieuc, à Vannes, à Nantes, si vous n'étiez tombés dans ce piège des patrons-voyous et des caïds de la Cochonnerie, et pour défendre vraiment l'EMPLOI, et non, comme vous l'avez fait, malgré vous, pour préserver leurs fabuleux PROFITS.


Nous étions d'autant plus consternés qu'on aime à flatter notre fierté bretonne, et à juste titre après tout, pour le niveau scolaire le plus élevé de l'Hexagone, ou parce que notre Pen-ar-Bed s'honore d'un niveau record de lecteurs assidus de la presse quotidienne. Toutes cartes en main, autrement dit, pour faire preuve de discernement. De toute évidence, pas suffisant pour élever le taux de jugeote, vous venez d'en faire la bouleversante démonstration.


Tout à votre aveuglement, vous ne vous êtes pas aperçus que Kemper, ce jour-là détenait un autre record : il n'y eut jamais dans la ville autant de 4x4, de Mercedes, et autres grosses bagnoles vaniteuses garées dans les petites rues, à l'écart du cortège, à l'abri de vos regards, celles de vos maîtres - il faut bien les appeler ainsi - achetées sur votre dos, tandis qu'ils espéraient que vous seriez nombreux à vous entasser dans des cars inconfortables, comme ils entassent leurs cochons dans des élevages indignes.


Quelques jours plus tôt, il nous fallut assister au pire des scenarii qu'un mouvement social peut engendrer : des ouvriers de Gad-Lampaul allant demander des comptes à ceux de Josselin, au point d'en venir aux mains. Le comble ! Les flics dans le beau rôle de devoir séparer des prolos de la même boîte ! Je cauchemarde ou quoi ? Et tout cela devant la gourmandise des caméras, qui ne font désormais aucun crédit, et diffusent simultanément ces images à vomir. Divisez-vous ! Battez-vous ! Ils ont dû bien se marrer les patrons de l'agro-alimentaire.
Quel est, quels sont les responsables syndicaux qui ont laissé faire cela ? Peut-être incité à ce déplacement de folie ?
Pendant tant d'années impuissants à contraindre leurs patrons à payer des salaires normaux, à rechercher de meilleures conditions de travail, en sonnant la mobilisation des troupes ; mais quand il s'est agi de faire le coup de main contre ceux qui vivent la même galère, mais ont le privilège de bosser encore - et jusqu'à quand ? -on a su convaincre, lever des forces.
à se demander si, derrière le sigle d'une organisation reconnue, ne se cachait pas, localement, une sorte de syndicat-maison, tels ceux qui prospérèrent , de sinistre mémoire, dans l'industrie automobile, jusqu'au seuil des années 80.


A genoux, Bretagne !

Avis des internautes
  • A genoux, Bretagne ou l'arnaque des Benêts Rouges
    Excellent petit texte, qui dit tout haut ce que beaucoup de gens pensent tout bas, excepté évidemment la charge incompréhensible contre Mélenchon, lisez-le , critiquez-le mais à quoi bon les injures et la caricature.
    Gilles Riou le 08/06/2014 à 10h52

Donnez votre avis sur ce produit
Nom*
Email
Titre*
Votre vote: Votre note
Votre message*
Envoyer mon commentaire
Produits similaires
  • Homme au tablier (L)
    15.00 EUR
  • Précis de conversation amoureuse
    14.00 EUR
  • Avant-goût V
    14.00 EUR
  • Henri Thomas
    15.00 EUR
  • Lieu de mémoire (Un)
    15.00 EUR
  • Adieu (L')
    13.00 EUR
  •  
  • Georges Perros
    15.00 EUR
  • Tristia
    13.00 EUR
  • Conseils familiers à un jeune écrivain
    12.00 EUR