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Recueil d'une belle communion avec la nature, écriture cristalline comme la première aube de l'humanité, « Je vous écris de mes lointains » de Jean-Pierre Boulic nous emmène dans un superbe voyage de la Parole, par le biais d'une prose admirable.
De ces aubes écrites surgissent des visages (Jean Vuaillat, René-Guy Cadou, Gilles Baudry...) avant que la Vie ne s'invente en petites touches minimalistes : un vieux port, les docks, la rue...
Magnifique !
Nathalie Lescop-Boeswillwald
Archipel des monts d'Arrée
Kervern Alain / Quéré Gabriel

Chaque année, au printemps, des milliers de marcheurs empruntent les sentiers des Monts d'Arrée. Cette manifestation s'appelle le « Tro Menez Are », c'est-à-dire le « Tour des Monts d'Arrée »


Format: 128 pages
Nombre de pages: 12x17
ISBN: 978-2-84418-104-6

 

Année de parution : 2006

 

13.00 EUR
disponibilité : Sous 10 jours
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Chaque année, au printemps, des milliers de marcheurs empruntent les sentiers des Monts d'Arrée à l'appel d'une association qui finance l'enseignement en breton de l'école Diwan de Commana. Cette manifestation s'appelle le « Tro Menez Are », c'est à dire le « Tour des Monts d'Arrée ». Que cherchent vraiment ces marcheurs ? Au-delà de la démarche de soutien à une cause, et du plaisir de la randonnée ,ce jour là plusieurs réalités se télescopent semble-t-il, et provoquent des réactions en chaîne. Il en résulte un concentré d'énergie qui se développe au cœur de cet événement riche de ferveur militante et de convivialité. Et certains phénomènes ne se révèlent que ce jour là. Ces longues cohortes de randonneurs qui s'enfoncent dans les bois et qui gravissent les hauteurs nues du Menez Mikaël évoquent les théories de fidèles qui, à travers champs et prés, s'égrènent derrière bannières et processions. Il y a chez les uns et les autres une volonté évidente de se concilier des forces invisibles pour que justice soit faite, et qu'une harmonie contrariée se rétablisse en soi, chez les autres, partout dans le monde.Véritable « retraite au désert » pour que se régénère le monde des hommes, cette marche est aussi un bain de jouvence pour la plupart des participants qui sont poussés par un fort désir de renaissance au cœur de la nature. Dans cette marche, qui revient chaque année comme un signe de saison, résonne le lointain écho du « Ver Sacrum », le « Printemps Sacré » de la Rome des premiers âges .Victime propitiatoire, la jeunesse des cités était jetée sur les routes pour apaiser les courroux du ciel. Guidée par une louve ou un pic-vert, animaux-totems du dieu Mars, cette pérégrination initiatique avait pour but de donner à cette jeunesse une nouvelle patrie. C'était aussi un rite de régénérescence, favorisant les occasions de devenir soi-même par le voyage et la découverte. Que ce soit l'un des épisodes d'un combat culturel et politique plus global, ou l'accomplissement d'une démarche spirituelle, ou les deux à la fois, il s'agit chaque fois d'aller à la rencontre d'une réalité plus puissante, plus complexe, plus intense. C'est aussi une mise à l'épreuve de nos certitudes. Même si les causes apparentes sont différentes, il y a par ailleurs similitude entre cette randonnée et les parcours circumambulatoires de la foi bretonne sur le pourtour d'un territoire sacralisé par le culte des Sept Saints, comme le Tro Breizh, ou d'un ancien espace monastique, comme à Gouenou, Bourbriac, Landeleau et surtout Locronan, où la troménie s'inspire d'un rituel calendaire préhistorique, les fidèles étant invités à rejouer la course du temps .Cette trajectoire en boucle qui suit le périple du soleil, cette marche qui s'enroule sur elle-même sont de véritables labyrinthes où chacun poursuit un cheminement intérieur. Nul étonnement à retrouver ces marches sacrées circulaires dans les pèlerinages tibétains, les déambulations autour des stupas en Inde, ou la procession autour de la Kaaba, à la Mecque. Or celui qui revient le soir de cette randonnée, n'est plus celui qui le matin est parti du même endroit. L'endroit n'a pas changé, le randonneur, si. Au cours de l'itinéraire choisi, de multiples métamorphoses se sont opérées. La larve s'est faite papillon, la rosée s'est évaporée, midi n'est plus cette étincelle dans les veines du quartz, le sol en dormant est devenu tourbe, or, diamant, la fatigue et le rythme de la marche nous ont appris les techniques de la transe. La chaîne sans fin des mutations où réalités et identités se croisent et s'entrecroisent crée un monde où la conscience, le langage, l'imagination et le temps sont révélés comme perception ouverte d'une poétique de la création permanente. Cette célébration des heures vécues au fil des années durant les marches du « Tro Menez Are » s'enrichit du témoignage photographique apporté par Gabriel Quéré. L'épilogue de ce livre donne la parole à l'une des chevilles ouvrières de ces randonnées, Gilbert Cabon, qui apporte d'autres informations sur un des événements qui font le printemps en Bretagne.
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