La lecture de ce livre m'a bouleversée et je n'aurais pu attendre le
lendemain pour le terminer, si heureuse de ce printemps et de cette
renaissance qui en font le dénouement. La belle écriture de M H Prouteau
donne à ce récit son juste sens et sa force. Chaque mot pour dire les
maux est "à sa place"; la liaison entre les thèmes abordés est très
habile et extrêmement intéressante. Un livre très fort. Marie-claire, une lectrice de la librairie "Le Bleuet" à Banon (04)
Donne-moi de l'eau pure
Baron Marc
Note liminaire Charles Juliet
Malgré les apparences, je suis complexe, à haut niveau, et la complexité des autres m'attire. Est-ce la raison pour laquelle l'essentiel de mes poèmes me semble une longue recherche de la limpidité toute nue depuis Que la transparence nous vienne (1975) jusqu'à cette demande insistante : Donne-moi de l'eau pure ? Le feu, celui qui purifie, n'est jamais loin non plus et depuis plusieurs semaines et pour des mois encore, sans doute, me voici pris par Le buisson ardent, une suite de poèmes méditatifs et revigorants. J'écris pour mourir à moi et m'apparaître autrement. Sur ma table de travail, je relis souvent la réflexion de Valère Novarina : Il y a une naissance et une renaissance, un croisement d'amour, et un ressurgissement perpétuel dans l'écriture. L'écriture est résurrectionnelle.
M.B. Juin 2005
Format: 12x17
Nombre de pages: 96 pages
ISBN: 978-2-84418-082-7
Voici le grand désordre
Le fragile chaos
Et sous la poussière et les feuilles
Sous le silence éternel
Le seuil imprévisible
De la parole éclose
Verrières-Le-Buisson
16 février 2002
Le souffle va comme l'enfance
Toi aussi tu respires
Tu cherches le seuil étincelant
Qui t'aurait parlé de la source
Et du point d'eau caché en toi
Si tu n'avais déjà reçu la faille ?
3-4 mars 2002
C'est la veille du jour
Le seuil très clair
L'amour ouvert
C'est en amont
La course d'élan
Les mains déliées
C'est l'évidence
La promesse tenue
La chance illuminée
6 mars 2002
Et le chemin m'a pris
Comme on prend par la main
Je me laisserai faire
Et j'irai vers le pays limpide
Si la confiance m'a manqué
Si j'ai fermé les yeux sur l'évidence
Je le dois au cheval indocile
Qui se cabre ou se couche en moi
Mais je vois l'étendue de la miséricorde
Je m'en vais simplement
Rosas, 16 avril 2002
Nous sommes plus que la flamme
Qui nous couronne dans l'ombre
Et plus que la faiblesse immense
Qui nous éclaire
Nous sommes plus que cet amour embrasé tout le jour
Et plus que l'herbe dans le champ dévasté
Nous sommes plus que nos renoncements matinaux
Et plus que tous nos déchirants départs
25-26 mai 2002
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