Bonjour visiteur, vous pouvez vous connecter ou vous enregistrer

Mon Panier
Aucun article dans le panier
 

Recherche

Entrez un mot-clé


 

La dernière critique



La lecture de ce livre m'a bouleversée et je n'aurais pu attendre le lendemain pour le terminer, si heureuse de ce printemps et de cette renaissance qui en font le dénouement. La belle écriture de M H Prouteau donne à ce récit son juste sens et sa force. Chaque mot pour dire les maux est "à sa place"; la liaison entre les thèmes abordés est très habile et extrêmement intéressante. Un livre très fort.
Marie-claire, une lectrice de la librairie "Le Bleuet" à Banon (04)
Journal de l'estran
Le Dantec Denise
De ses séjours multiples à L'île Grande (Côtes d'Armor), Denise Le Dantec donne à lire ici un ouvrage qui, pour se présenter comme un journal, transcende les genres littéraires, pour devenir une œuvre au sens strict : tantôt poétique, tantôt descriptive, et même documentaire, tantôt philosophique. A la recherche des traces de son passé, dont elle mesure la fragilité, le retrait progressif, mais sa résistance aussi, l'île Grande devient entre autres la métaphore du travail humain.

Format: 12x17
Nombre de pages: 300 pages
ISBN:
978-2-84418-181-7
17.00 EUR
disponibilité : Sous 0 jours
:
Quantité :
Ajouter au panier
île Grande a ses abîmes tout comme nous avons nos abîmes et nos obscurs destins.
- Nul ne peut ramener toute la mer dans ses filets.

*

île Grande zigzague, écumeuse et diverse, le long d'une mer épaisse et forte - l'hiver surtout, quand l'eau se soulage de vapeurs blanches et que le sable se crispe sous le froid.

*
Les chroniques parlent de violence.
- Les ancêtres ont connu la fureur des révoltes et la fureur des flots.

*


Le ciel déverse d'étranges lumières. Les oiseaux crachent du blanc.
La mer noircit.

*


On dirait qu'il va neiger.

*


Les petites chouettes du cimetière montent une garde retorse. Les pins craquent.
- L'anima vagula blandula accepte de se perdre.    
Sans doute celui qui se promène ici doit-il avoir le cœur ferme et l'esprit clair pour affronter ces roches qui sont parmi les plus anciennes d'Europe.

La poussée du magma primordial a fait jaillir non seulement le granite mais des gneiss icartiens, enfouis dans les profondeurs kilométrales de la Terre ; puis rejetés à l'Ouest, sur les falaises.

*


L'île s'enroule et tourne. Elle relève de la nécessité qui fait tourner la Terre autour de son axe.
La respiration qui la pénètre vient du temps   immense, anonyme, de la création du monde.

*


On se promène les yeux ouverts.
La vie est plus alerte, la jouissance plus profonde.
- Il est permis de jouir du monde.

*


Des ombres pâles se gonflent au-dessus de la  grève du Dourlin où la mer déroule et réenroule aussitôt, sans fin, ses rouleaux glacés.

- Chaque vague est une déferlante qui efface les événements qui ont eu lieu.

*


« Je refais corps avec toi, je suis moi aussi d'une phase et de toutes les phases.
Je partage l'influx et l'efflux, moi, le poète... »


Tout a son flux et son reflux, ses marées hautes et basses.

L'abîme appelle l'abîme :
l'abîme du monde
l'abîme du cœur
l'abîme du désir


... L'île est la rescapée d'un cataclysme.
Elle est tenue depuis son fond par un vaste tenta-cule de granite - qui fut montagne.
Son émergence est la résultante de la proclivitas de l'univers.

Rhusis, poussée de la mer.
L'archaïque affleure.

Elle a fait irruption et s'éclaire à présent de la lumière des météores qui lui donnent sa figure dans les remous de l'eau qui l'entoure.

*


Cela produit toujours un fort effet sur moi. C'est comme si je voyais sortir le protoplasme de la Terre ; et que l'île naisse et se constitue sous mes yeux.

*

La plage est blanche d'une lumière inédite qui se dissout dans les flancs à peine cicatrisés des rochers.

- L'histoire a été absorbée comme pluie ou neige parmi le chiendent et les mouettes pourrissantes sur le sable gelé.

*

J'avance, je reviens en arrière, je bifurque par le premier chemin qui se présente pour m'égarer et peut-être égarer ceux qui voudraient me suivre.

*

Pendant ce temps les sternes se rassemblent sur  le flot sombre.

*

C'est la fin de l'hiver : il n'y a personne, il n'y a rien. Hormis quelques mirages, telle cette neige, tombée d'un coup, lançant un défi au sol d'une blancheur étonnante et noircissant la mer - semblable à un jeu du destin.

*

... Je n'avais jamais vu neiger sur l'île ni même neiger sur la mer.

Avis des internautes
Soyez le premier à donner votre avis sur ce produit

Donnez votre avis sur ce produit
Nom*
Email
Titre*
Votre vote: Votre note
Votre message*
Envoyer mon commentaire
Produits similaires
  • Voisinage du vent
    13.00 EUR
  • Jours lâchent leurs porcelaines (Les)
    13.00 EUR
  • Donne-moi de l'eau pure
    13.00 EUR
  • Roman de Tristan (Le)
    14.00 EUR
  • Janvier
    10.00 EUR
  • Haikus le long des chemins
    12.00 EUR
  •  
  • En marchant vers la haute mer
    14.00 EUR
  • Patiente variation
    13.00 EUR
  • Intérieur des terres (L')
    13.00 EUR
  • Manière d'extase (Une)
    13.00 EUR