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La dernière critique



Recueil d'une belle communion avec la nature, écriture cristalline comme la première aube de l'humanité, « Je vous écris de mes lointains » de Jean-Pierre Boulic nous emmène dans un superbe voyage de la Parole, par le biais d'une prose admirable.
De ces aubes écrites surgissent des visages (Jean Vuaillat, René-Guy Cadou, Gilles Baudry...) avant que la Vie ne s'invente en petites touches minimalistes : un vieux port, les docks, la rue...
Magnifique !
Nathalie Lescop-Boeswillwald
Tombeau pour Laurencine C. et autres poèmes
Le Gros Marc

Les poèmes qu'on lira ici marquent incontestablement une rupture, peut-être provisoire, avec la tonalité, la respiration, la musique aussi très particulière et reconnaissable à laquelle l'auteur nous avait habitués. Et ceci aussi bien dans ses « poèmes courts » comme les Faims Premières par exemple, que dans les longs chants de sa tétralogie des oiseaux, comme son Paysage aux Neuf Corbeaux ou son Chant de l'Aigrette. C'est donc un curieux congé qu'il donne ici à la « belle poésie », comme Hegel parlait de « belle âme ». L'enfance y paraît sans trouble, le temps sans tremblement et des deux grandes humeurs qu'on connaît, il arrive à présent que la Cholera, la « jaune », l'emporte sur la belle manière noire, la voix de basse des Melancholia de jadis.


 Format: 12x17
Nombre de pages: 126 pages
ISBN: 978-2-84418-137-4

 

Année de parution : 2008

13.00 EUR
disponibilité : Sous 10 jours
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1

Parfois ça brille encore les vieilles photographies

Avec quelque chose dedans de profond

C'est comme de l'ambre
Et là quel bel insecte
Très grande et sacrément foutue
Menton levé
Dans une sorte oui de défi on peut dire
Vraiment un port d'archiduchesse
Peut-être c'était à Brest ou à Cherbourg
Ou à Toulon avant la guerre
Pour l'heure elle est à son affaire
Patatès crign au lard et laiz ribot
La banane tigrée sur la table
Elle a son sarrau à carreaux mauves
Ses chaussettes de laine
Et le nez presque dans l'assiette
Ma fois je me régale
Va pas te figurer mon garçon
J'étais une élégante
J'ai même dansé avec l'amiral

2

Qu'est-ce qui reste à présent dis-moi
Victorine dans son bistrot au fond de la baie
Tu te souviens quand c'était les régates
Les jeunes rentrés un peu pompettes de Carantec
Qui restaient là sahés comme des tacots dans la vase
Plus qu'à attendre la marée guinaouecs
Avec la honte
Et puis Francine qui tient le café d'en face
Et Fine la cousine du bourg
Il y a bien Aline la femme à Pipi
Une paysanne un peu justic
Ça elle travaille comme un homme par exemple
Quand c'est le goémon blanc
Mais appeler sa maison « laisse-les dire » son bateau
« ça m'suffit » t'avoueras on est chez des drôlics
Et Pascaline qui tourne la bobine
Au restaurant Souplet les soirs de cinéma
Ah ! j'oubliais Valentine
Celle-là en a gagné des sous avec ses huîtres
Et puis moi Laurencine ici au Pennabeg

3

Il y avait Laurencine donc la femme d'Auguste
Radio Térénez on l'appelait
Jeanne la folle avec son chien Béchig
Et Francine qui tenait le café juste devant le port
Mais le plus classe des Colleter
C'était Louis
Long et fin
Pas comme Pipi
Avec un bel accent parisien
Tante Jeanne disait toujours
Qu'il était beau comme un acteur
Il était steward sur le France
Et un jour
C'était sur la route de Chine
Claudel a oublié dans sa cabine
Son rasoir
Un tout petit rasoir en ivoire
Avec une vis au milieu
Pour serrer la lame
Qu'il m'a donné

4

On fera comme j'ai dit
Et tu vas pas me commander à mon âge
Langouste à gogo
D'ailleurs j'ai vu Aline hier
Elle m'aura des faibles aux Viviers
J'espère que je vais pas cette fois-ci rater
Ma mayonnaise
Car le temps c'est pas ça encore
Orageux que c'est
Pour après tu me prendras un gâteau au bourg
Une religieuse irait bien
Mais pas chez Cosquer
Chez la mère Ambroisine celle-là sait faire
Mais qui sont ces deux-ci
Hier ils étaient là déjà à traînailler
Derrière le Pennabeg
à s'embrasser mahat
Allez y a rien à voir raoust guinaouecs
Que je puisse vider mes seaux
Non mais alors

5
Quand on veut que ça chante encore
Que l'étrille rousse ne rentre pas
Illico
Sous sa roche
Qu'elle ne nous plante pas là
Comme un innocent dans le soleil
Avec la honte en plus
Il n'y a pas trente six solutions
On va voir la Pythie sur la butte
Souvent il est trop tard pour la pincée de sel
à mettre sur la queue
Mais on peut toujours rêver comme elle dit
D'entendre le coucou
Alors c'est simple mon garçon
Il faut un pantalon avec des poches bien sûr
Mais à part les toutristes tu sais bien
Personne n'est assez bête
Pour pêcher la crevette en maillot
Des poches donc mais une suffit
Avec un sou dedans

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