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La dernière critique



Recueil d'une belle communion avec la nature, écriture cristalline comme la première aube de l'humanité, « Je vous écris de mes lointains » de Jean-Pierre Boulic nous emmène dans un superbe voyage de la Parole, par le biais d'une prose admirable.
De ces aubes écrites surgissent des visages (Jean Vuaillat, René-Guy Cadou, Gilles Baudry...) avant que la Vie ne s'invente en petites touches minimalistes : un vieux port, les docks, la rue...
Magnifique !
Nathalie Lescop-Boeswillwald
Un chant parmi les ombres
Tanguy Pierre

 L'auteur nous dit ici que les morts nous habitent. Il s'interroge sur l'au-delà et sur la vie éternelle. Il questionne la religion au sein de  laquelle il a grandi. Il se tourne aussi vers les poètes, vers ceux pour qui chaque instant est « tissé d'éternel ». Son texte s'élève alors au niveau du chant, dans cette quête d'un paradis « dispersé sur toute la terre » dont il importe, selon le poète Novalis, de réunir « les morceaux épars ».

« Un chant léger, discret, de questionnements plus que de réponses (...)
Je n'ai pas vu d'ombres dans ces poèmes. Pas du tout. Mais une lumière ».   
François de Cornière (extrait de la préface)


Format: 12x17
Nombre de pages: 96 pages
ISBN: 978-2-84418-385-9

 Année de parution : 2019

 

 

13.00 EUR
disponibilité : Sous 0 jours
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1.

On me demande parfois
Crois-tu en Dieu ?
Je réponds : qui est Dieu ?

As-tu la foi ?
Je réponds : qu'est-ce que la foi ?

Es-tu croyant ?
Je réponds : qu'est-ce que croire ?
On me demande aussi
Crois-tu en la vie éternelle ?
Je réponds : qu'est-ce que la vie éternelle ?


2.

Enfant, j'ai écouté ma grand-mère
Elle parlait de cimetières et d'enterrements
La mort n'était jamais un horizon lointain

Elle posait des glaïeuls sur sa table de cuisine
Elle ouvrait sa fenêtre
et chantait des cantiques

Elle cheminait avec entrain vers les sanctuaires
Sous ses pas
les herbes s'inclinaient
à son chant
les fleurs des talus s'éveillaient

Toutes les ombres s'effaçaient
dans les sentiers bordés de noisetiers

Elle n'avait pas de doutes
Une terre promise l'attendait


3.

Enfant, j'ai écouté mon grand-père
me parlant d'outre-tombe

Son corps blanc
dont je me suis approché
pour un dernier baiser

Ses mains jointes
dans une pièce gelée
Le silence autour

Un lourd crucifix
et peut-être un chapelet
dans ses doigts crispés

Il m'avait porté dans ses bras
donné du pain, du beurre
Il veillait toujours sur moi
disaient les parents

4.

Enfant, j'ai écouté mon père

Il disait
tu es poussière
et tu retourneras en poussière

Il disait aussi
si le grain ne meurt
il ne peut donner de fruits

Il disait surtout
la terre est une vallée de larmes

Il le disait
quand les nuages noirs traversaient le ciel
quand une pluie froide faisait crépiter
l'eau du lavoir
quand son travail devenait une peine
 
 

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