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La dernière critique



Recueil d'une belle communion avec la nature, écriture cristalline comme la première aube de l'humanité, « Je vous écris de mes lointains » de Jean-Pierre Boulic nous emmène dans un superbe voyage de la Parole, par le biais d'une prose admirable.
De ces aubes écrites surgissent des visages (Jean Vuaillat, René-Guy Cadou, Gilles Baudry...) avant que la Vie ne s'invente en petites touches minimalistes : un vieux port, les docks, la rue...
Magnifique !
Nathalie Lescop-Boeswillwald
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Zébulon ou Le Chat
Levacher Maëlle
« C'est l'histoire d'un chat, ou plutôt du Chat, de l'idée de chat. C'est l'histoire du Chat et de son entourage, telle qu'aurait pu la saisir en formules pesées un moraliste du Grand Siècle. Mais à l'heure des GIF et des réseaux sociaux saturés d'images félines, le Grand Siècle du Chat, c'est le nôtre. Zébulon fait se croiser les mondes, les regards et les esprits ».

Loïc Chahine


Format: 12x17
Nombre de pages: 80 pages
ISBN: 978-2-84418-383-5

Année de parution : 2019

 

13.00 EUR
disponibilité : Sous 0 jours
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EXTRAITS :

En guise d'introduction Maxime 115
« Que l'on songe au mot de chat : c'est une seule syllabe qui dit tout uniment l'intimité secrète (« chut ! ») et l'accueil amplement ouvert (« ah ! »). Secouons le mot laconique de ce farouche ami, nous ferons sonner ensemble repli et expansion, entre-soi et sociabilité, réserve et effusion, insubordination et élection. »

17


« Le chaton a sur le nourrisson l'avantage d'être très mignon et fort joli. La laideur nue du nouveau-né humain le disqualifierait au jeu de la vie si celle-ci se résumait à un concours d'élégance. Où le chaton part tout le premier, le petit homme se traîne en compagnie de l'hideux oisillon qui, bientôt paré de plumes pimpantes, le devancera d'un coup d'aile. »

37


« Qu'est-ce qu'un chat à sa toilette ? Un miracle de grâce se léchant le cul. »

54


« Rien d'apaisant comme la pulsation du ronronnement. Ce chat que l'on câline, c'est lui qui nous berce. »

79


« Les hommes qui sont fort peu au grand air, de nuit pas plus que de jour, mènent une existence alternant une interminable inertie nocturne et une intense activité diurne resserré dans un espace confiné. Si le chat pouvait se préoccuper de l'homme - ou se divertir -, il ne reviendrait pas de l'étonnement que procure cette balance forcenée. »

86


« Au printemps, il se laisse étourdir de chaleur au pied du mur puis va s'étendre à l'ombre des pervenches qui rampent tout à côté ; c'est de ce feuillage vert vif et souple qu'il ressort le poil mêlé de petites feuilles mortes cassantes, extrayant le contrepoint philosophique de la saison. »

112


« On a en horreur le cruel avicide, on s'effraie de le voir partout reçu avec tendresse, il semble qu'il affiche parmi ses maîtres le cynisme d'un bourreau comblé d'honneurs. Et si ce monstre n'avait pas tant tué que joué ? Eh quoi ! répondra-t-on. L'indifférence à la douleur de la victime sauve-t-elle l'âme de l'assassin ? Je réponds hardiment que oui, et que dans l'ordre animal, la nature a doté ce prédateur d'une liberté qui étonne et n'appartient qu'à lui : celle de perpétrer chaque jour son métier et de, chaque jour, dans nos bras l'oublier. »

 114


« Quelqu'un a écrit que les hommes ont du rapport aux animaux, de sorte qu'on peut dire qu'il se trouve parmi eux des chats toujours aux guets, malicieux et infidèles et qui font pattes de velours1. Il connaissait les hommes mieux que les chats : qu'avait-il besoin d'insulter le chat pour convaincre l'homme. »

1. La Rochefoucauld, Réflexions diverses - XI Du rapport des hommes avec les animaux, p. 180-181

117


« Celui qui, voyant le chat passer incessamment du carnage à la cajolerie, le déclare hypocrite, est comme l'homme du monde qui, entendant un Huron vanter l'honneur de son peuple et s'étonner des ridicules français lui refuse les lumières naturelles. »

152


« On croit communément que la bête ignore qu'elle meurt et que l'effroi lui est épargné. C'est une providence que l'impossibilité où l'on est de lui apprendre son sort. »

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